Méthodologie des parties à l’épreuve du baccalauréat. SVT.                                   

 

Épreuve écrite et pratique ( BO n°9 du 26 février 2004, pour les sessions  à compter de 2005)  :

Coefficient : 6
Coefficient : 8 pour les candidats ayant choisi cette discipline comme enseignement de spécialité.

Modalités de l’épreuve
Elle comporte deux parties : une partie écrite, comptant pour 16 points,  et une partie pratique avec évaluation des capacités expérimentales, comptant pour 4 points.
La note globale de l’épreuve de sciences de la vie et de la Terre est la somme des points attribués à la partie écrite et des points attribués à la partie pratique, pondérée pour respecter la proportion quatre cinquièmes des points pour la partie écrite et un cinquième pour la partie pratique. Cette note sur 20 points, en points entiers, est affectée du coefficient 6 ou 8 en fonction du choix de la spécialité du candidat

1ère.partie : épreuve écrite :
Durée : 3h30
Coefficient : 6
Coefficient 8
  pour les candidats ayant choisi cette discipline comme enseignement de spécialité.

L'épreuve est divisée en deux parties, la première portant sur une restitution de connaissances et la seconde sur la pratique d'un raisonnement scientifique. L'épreuve porte obligatoirement sur les sciences de la vie et les sciences de la Terre.
Partie 1
Cette première partie de l'épreuve, sans document, permet de valider les connaissances acquises par le candidat dans une des sept parties évaluables du programme de l'enseignement obligatoire. La question doit faire apparaître les limites du sujet pour aider le candidat à construire sa réponse, organisée et illustrée par un ou plusieurs schémas dont la nécessité sera formulée. Cette partie est notée sur 8 points.
Partie 2
Cette seconde partie de l'épreuve valide la pratique du raisonnement scientifique et porte sur une ou deux partie(s) évaluable(s) du programme, différente(s) de celle de la partie 1. Elle ne fait pas appel à la restitution de connaissances. Cette partie est subdivisée en deux exercices :
- le premier exercice permet d'évaluer la capacité à extraire dans un document des informations utiles à la résolution du problème scientifique posé. Ce premier exercice est noté sur 3 points ;
- le second exercice permet d'évaluer, à partir de l'exploitation de deux ou trois documents, la capacité à résoudre le problème scientifique posé, en relation avec les connaissances du candidat. Ce second exercice est noté sur 5 points.
Pour les candidats qui n'ont suivi que l'enseignement obligatoire, le deuxième exercice peut porter ou non sur la même partie du programme que le premier exercice. Pour les candidats ayant choisi la spécialité, le second exercice porte sur l'un des trois thèmes du programme de spécialité.

2ème partie : épreuve pratique d’évaluation des capacités expérimentales
Durée : 1 heure
Notée sur 20 points

L’évaluation des capacités expérimentales a lieu dans le courant du troisième trimestre, dans le cadre habituel de formation de l’élève.
Dans la banque nationale des situations d’évaluation, 25 situations seront retenues et publiées au début du troisième trimestre
. Les situations d’évaluation seront ensuite choisies par l’établissement parmi les 25 retenues pour la session, en fonction des équipements disponibles dans les lycées et des apprentissages effectués par les élèves.
Le jour de l’évaluation, les élèves tirent au sort une situation d’évaluation parmi celles retenues par l’établissement.
Les élèves ayant choisi l’enseignement de spécialité peuvent avoir à réaliser une activité spécifique de l’enseignement de spécialité ou bien une activité appartenant à une partie du programme du tronc commun.
Deux professeurs examinateurs sont présents dans la salle où a lieu l’évaluation. Un examinateur évalue au maximum quatre élèves.
Les professeurs examinateurs disposent d’une grille d’observation au nom de chaque candidat. Cette grille sert de support à l’évaluation du candidat ; elle porte la note qui lui est attribuée sur 20 points, exprimée en points entiers ou au demi-point près avec, éventuellement, un commentaire qualitatif. Ce document ainsi que la feuille réponse rédigée par l’élève, ont le même statut que la copie d’écrit.
 Candidats de la session de remplacement
Pour la session de remplacement, les candidats ne passent pas la partie pratique de l’épreuve. La note éventuellement obtenue au cours de l’année scolaire à l’évaluation des capacités expérimentales est reportée et prise en compte lors de la session de remplacement.
Absence et dispense de la partie pratique d’évaluation des capacités expérimentales
Les instructions de la note de service n° 2002-278 du 12 décembre 2002 (parue au B.O. n° 47 du 19 décembre 2002), relative aux situations particulières pour lesquelles une dispense de l’évaluation des capacités expérimentales en sciences physiques et chimiques peut être autorisée, s’appliquent également à l’évaluation des capacités expérimentales en sciences de la vie et de la Terre à compter de la session 2005.
Cette note de service précise notamment que toute absence non justifiée d’un candidat scolaire le jour fixé pour l’évaluation des capacités expérimentales entraîne l’attribution de la note “zéro” pour cette partie de l’épreuve.

Épreuve orale de contrôle  (c’est l’oral dit de rattrapage)
Durée : 15 minutes
Temps de préparation : 15 minutes

L'examinateur propose au choix du candidat deux sujets se rapportant à deux parties différentes et évaluables du programme de terminale S. Ces sujets portent sur le programme commun pour les candidats qui n'ont pas choisi l'enseignement de spécialité en sciences de la vie et de la Terre. Un des deux sujets porte sur le programme de spécialité pour les candidats qui ont choisi cet enseignement.
Dans l'esprit défini pour les épreuves écrites, et conformément au programme officiel, les sujets proposés doivent permettre d'évaluer les connaissances et les capacités méthodologiques acquises. Ils comportent des documents choisis parmi ceux que les professeurs utilisent dans les situations d'apprentissage.
Une interrogation dialoguée de 15 minutes s'appuie sur un travail de préparation de même durée.
Une importance égale est attribuée à l'évaluation des connaissances et à celle des compétences méthodologiques.

MES CONSEILS :

Dans tous les cas, soin et orthographe sont plus qu’appréciés ! Une copie-« torchon », des schémas sans soin donnent une mauvaise impression dès le départ ; si la copie se révèle de plus vide, gare à la note !…
Réussir le baccalauréat est un travail de distance sur l’année, il est illusoire de croire qu’on peut être prêt dans une épreuve en la travaillant en avril ou mai, il faut commencer dès septembre. De plus, il est rare de réussir un bac S en négligeant les SVT, vu le coefficient, même si on n’a pas choisi cette spécialité !…

PARTIE I : RESTITUTION ORGANISEE DES CONNAISSANCES :
Ce que le correcteur attend : 

Les critères d’évaluation sont d’abord votre capacité à exposer le problème posé à partir de vos connaissances ; il convient donc de bien lire le sujet afin d’en voir  les limites qui, comme le dit le texte officiel, seront clairement énoncées dans le libellé !…
Si le hors sujet n’est pas pénalisé en points, il l’est toujours en temps et l’on constate trop souvent que les  autres exercices  sont alors bâclés par manque de temps.
C’est une restitution de connaissances, ce qui suppose que l’on attend des connaissances scientifiques précises et d’un niveau de Terminale S et ce qui suppose avoir appris régulièrement sans faire d’impasse !
En effet, il y a 7 parties dans le programme de l’enseignement obligatoire qui peuvent faire l’objet d’une évaluation de connaissances.
On constate dans certaines copies, du paraphrasé, un savoir superficiel, parfois d’un niveau collège !, chez les élèves qui ne possèdent pas le sujet (c’est-à-dire ceux qui ne l’ont pas travaillé !…). C’est aussi une organisation des connaissances et c’est là que la capacité à cerner le sujet mais aussi que la méthode jouent leur importance.
Un plan apparent et numéroté est vivement recommandé ; l’introduction est auparavant annoncée, elle doit définir les grandes lignes du problème posé avec les termes scientifiques explicités, les grands mécanismes qui s’y rattachent et les étapes de l’exposé (n’écrivez toutefois pas votre plan dans l’introduction mais au fur et à mesure de l’exposé).
L’exposé organisé doit être clair, précis, d’une grande qualité au niveau des termes scientifiques choisis et de l’illustration, celle-ci compte souvent beaucoup dans l’évaluation.
Les schémas, s’ils sont attendus, sont annoncés dans l’énoncé ! Il conviendra de les soigner, de les intégrer au texte ; un bon schéma de synthèse est souvent plus explicite qu’un long texte, c’est un mode de communication essentiel en sciences de la Vie et de la Terre.
La conclusion (annoncée) doit éviter la simple répétition et amener une idée nouvelle.
Donc,  il ne s’agit pas de réciter par cœur mais de puiser dans votre cours afin d’illustrer un problème posé ; on évalue votre esprit de synthèse. Attention cette partie représente la moitié des points de votre épreuve !!!…
Certains y arrivent facilement , d’autres n’y arriveront pas vraiment mais la plupart des sujets auront été traités pendant l’année. Je vous invite donc à réaliser après chaque partie I donnée en DS , une fiche qui vous aidera au moment des révisions et de l’épreuve. Une partie I est une évaluation des connaissances ; il faut donc apprendre à chaque cours et…au fur et à mesure !!!…, et réaliser aussi des résumés de chaque chapitre ou de chaque grand thème.

PARTIE II : PRATIQUE DU RAISONNEMENT :
Deux exercices la composent, un exercice où aucune référence aux connaissances ne doit être faite, ce qui valide la capacité de l’élève à pratiquer un pur raisonnement d’hypothèses et de déduction, où l’analyse du document est majeure. Un deuxième exercice où l’analyse des documents alliée à des références aux connaissances bien ciblées permet de résoudre le problème posé.
Ce n’est en aucun cas une restitution de connaissances, donc rien à voir avec la partie I.
Ici, on veut avant tout évaluer votre capacité à résoudre un problème scientifique posé en raisonnant scientifiquement, c’est-à-dire d’abord énoncer le problème à résoudre et se servir d’une analyse de document(s) raisonnée pour cela. Nous allons détailler les différentes démarches selon l’exercice :

 

Exercice 1 : 3 points :

Cet exercice porte sur une partie de l’enseignement obligatoire différente de la partie I

A partir d’1 seul  document, vous devez résoudre un problème scientifique suggéré par l’énoncé. Le  document  permet de résoudre une étape de la problématique. AUCUNE référence aux connaissances ne doit être citée, TOUT doit être trouvé à partir de ce seul document qui est souvent  un  document  non connu, issu de travaux de recherche et adapté au niveau Terminale, il ne doit pas vous affoler, même s’il ne vous inspire pas , vous semble a priori difficile ; on évalue votre capacité de raisonnement, soit votre capacité à cibler les étapes d’une problématique, à analyser, à formuler des hypothèses, à interpréter des résultats, voire à élaborer des protocoles expérimentaux, à conclure. On peut toujours y arriver en étant un minimum rigoureux …
Côté méthode, il convient d’énoncer la problématique générale en introduction (très court !) , de dérouler le fil conducteur de la résolution, au fur et à mesure de l’étude, de conclure souvent avec un schéma-bilan. Attention , ce n’est pas un type I. Ne pas développer ! La rigueur est cruciale, il faut voir rapidement au brouillon l’analyse du document, comment il permet de résoudre le problème posé étapes par étapes et arriver à une conclusion claire.

Exercice 2 : 5 points :

Cet exercice porte sur une partie de l’enseignement obligatoire pour les « non-spécialistes », et  peut être la même que la partie I !!!….Pour les élèves de spécialité, ces 6 points portent sur une partie de l’enseignement de spécialité.
Un exercice délicat car les élèves ne lisent pas toujours l’énoncé comme il faut. ATTENTION ! Le BO précise que c’est une étude de  documents avec relation à  vos connaissances .
Or, trop souvent les élèves ne dégagent que les conclusions des documents alors qu’il faut élargir à partir des connaissances tout en restant dans le problème posé et clairement énoncé.
Le piège aussi est de transformer cet exercice en restitution de connaissances. Non ! C’est une pratique de raisonnement, assez proche des activités-supports du cours pendant l’année.
On a un problème à résoudre, des documents s’y référant, cela suppose leur présentation rapide, leur analyse précise, quantifiée (s’il y a des nombres avec les unités), une interprétation qui amène une conclusion que les connaissances viennent étoffer avec des termes scientifiques précis, un schéma de synthèse si besoin.
On en déduit des conclusions qui généralement ne suffisent pas à elles seules à résoudre l’ensemble du problème posé, et là, on intègre les seules connaissances qui permettent de donner toute la réponse à ce problème et rien d’autre !!!

Quelques conseils :
 ne négligez jamais l’analyse, elle est essentielle ici, elle est de plus en plus évaluée fortement à l’écrit, évitez les « çà monte, çà descend » (un taux augmente, diminue) ; les « je constate, c’est normal car je sais», on bannit le « car »  au profit du « donc » ; on analyse, on constate donc on conclut, en intégrant les connaissances qui se réfèrent au problème..
Remarque d’aide : 

Que ce soit à l’examen ou durant toute l’année, un des outils de la démarche scientifique hypothético-déductive peut être retenu ainsi et vous aider méthodologiquement :

DiPHTéRIC :
Di  pour données initiales (observations, acquis, théories, résultats expérimentaux)
P    pour problème scientifique à résoudre
H   pour hypothèses
Te  pour test d’une conséquence déduite (autrement dit une expérience visant à éprouver l’hypothèse)
R   pour résultats du test , qui doivent être analysés
I    pour interprétation
C   pour conclusion concernant l’hypothèse.
Ceci n’est qu’un outil de la démarche scientifique, elle ne se résume pas à cela, mais il peut vous être utile à l’écrit comme à l’oral, comme en évaluation des capacités expérimentales pour mémoriser les grandes étapes du raisonnement scientifique.

GESTION DU TEMPS :

3 heures 30, c’est court ! Dans tous les cas, lisez le sujet rapidement ou du moins, voyez les parties du programme abordées et commencez par ce qui vous inspire le plus ! Néanmoins, sachez qu’une partie I est évaluée sur 10 points ; il conviendra de lui consacrer plus de temps que l’exercice 1 de la partie 2 par exemple.
Bien cerner les problèmes posés, bien cibler le sujet, reste la clé de la réussite des 3 exercices, côté méthode.

Pour l’épreuve de travaux pratiques :

Toute l’année de Terminale ne fait que prolonger les précédentes du lycée et vous avez l’habitude de réaliser des TP chaque semaine, les critères d’évaluation des diverses capacités vous ont été distribués et sont toujours affichés au laboratoire, bien les (re-) lire, par exemple, ne pas oublier que ranger la matériel, remettre le microscope ou la loupe binoculaire prêtes à l’emploi donnent des points, qu’il serait dommage de perdre. De même, les critères du dessin d’observation obéissent à des règles que vous connaissez depuis la classe de sixième, penser à la mise en page, à l’orientation du dessin, est important comme évidemment le soin, la qualité du titre et des légendes ; bien organiser sa paillasse, etc…

Le jour de l’évaluation le TP est plus court que les séances annuelles, vous aurez une partie, bien gérer le temps, et connaître les mises en relations connaissances. Etre toujours rigoureux est une qualité indispensable.

Pour se préparer et réussir l’épreuve totale de SVT,  c’est le TRAVAIL CONSTANT ET PERSONNEL qui prime invariablement.

Donc faire des fiches à chaque chapitre et au fur et à mesure !…….., relire son cours pour chaque séance, faire les exercices demandés, rendre les DM, se préparer aux DS, bien lire les fiches méthodologiques et les utiliser pour évaluer les éventuels problèmes à l’écrit avec moi-même, préparer des fiches-plan pour la partie I de l’écrit, en réaliser à partir de mes corrigés, si problème aux DS, être rigoureux en classe notamment dans les protocoles de TP, une bonne écoute et une prise de notes judicieuse font souvent un bon morceau du chemin pour assimiler les contenus requis.

BON COURAGE !…
 
Christine Mariani- Bidoli