La classe UPI est un palier dans le processus éducatif. Les élèves doivent, avant tout, reprendre confiance en eux, avoir un sentiment de réussite et de progrès.

On peut distinguer trois phases dans le parcours de l’élève en UPI Collège :

    • Une phase d’adaptation de plusieurs mois. L’élève prend ses repères (relationnels et scolaires) et entre progressivement dans un nouveau rythme d’enseignement.Des intégrations en classe ordinaire sont  mises en place  petit
      à petit en fonction des  possibilités  et des centres d’intérêt de
      l’élève. La pertinence  des intégrations  et l’équilibre  de l’emploi du temps sont régulièrement révisés.

    • Une phase de renforcement de certains apprentissages. L’élève étant bien repéré au sein de l’UPI comme à l’intérieur du collège, il peut lui être demandé un effort plus intense dans certains domaines : disciplinaire et/ou comportemental. Les intégrations sont plus soutenues et les exigences plus élevées.La mise  en  place de  stages  au  sein  du collège  (restauration, entretien...) se met en place.

    • Une phase de préparation à l’orientation : quelle que soit la durée de la scolarité en UPI et quelles que soient les propositions d’orientation, il est très important de travailler cette période « charnière » avec toutes les personnes concernées (parents, professeurs, services de soins, MDPH…). L’élève va travailler au sein de l’UPI ce changement qui le conduira vers une autre structure où seront attendues de lui une plus grande autonomie et des compétences.

    En UPI Lycée, la dominante est plus professionnelle, plus spécifique. L’élève construit son projet professionnel (recherche d’emploi, stages, élaboration d’un CV, techniques d’entretien), pour, petit à petit, quitter l’UPI et s’insérer dans la vie professionnelle.



    Etre ouvert à tous,

    "Vouloir être ouvert à tous, c'est vouloir accompagner les jeunes quels qu'ils soient, dans la volonté de lutter contre toutes les formes d'inégalité. C'est bien le rôle de l'école publique ou catholique. Et pour nous, je me permettrai d'ajouter la volonté de lutter contre toutes les formes de pauvreté au sens évangélique du terme, il faut qu'on se dise que le besoin scolaire reconnu n'est pas seulement quantitatif mais qualitatif. Cela veut dire que nos structures d'accueil, au sein même de nos établissements, doivent rendre possible cette diversité, notamment en nous interrogeant sur notre politique vis-à-vis de l'Enseignement spécialisé. Quand on parle de toutes les formes de pauvreté, il y a les élèves en difficulté pour des raisons très diverses mais aussi toutes les formes de handicap. Je pense en particulier aux enfants autistes et trisomiques. Parfois, j'ai envie de dire : " Dites-nous l'Enseignement spécialisé que vous avez, et on vous dira l'Enseignement catholique que vous êtes! "

    Paul Malartre,
    Secrétaire général de l'enseignement catholique, 25 mars 2000.

     

    Jean Vanier

    jean

    La vie est belle si nous nous engageons à abattre les murs qui nous séparent.
    Je ne suis pas supérieur à toi, je ne suis pas meilleur que toi, je suis comme toi.
    J’ai mes fragilités, j’ai mes handicaps que j’ai peut-être souvent cachés ; tu as tes handicaps, peut-être plus visibles mais, derrière tes handicaps, tu es là, comme personne, avec ton cœur. »
    Jean Vanier