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ACCUEILLIR
DES JEUNES HANDICAPES MENTAUX AU COLLEGE ET AU LYCEE
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UPI = Unité Pédagogique
d’Intégration.
MDPH = Maison Départementale des Personnes
Handicapées.
SESSAD = Service d’Education Spéciale et de Soins
A Domicile.
CATTP = Centre d’Accueil Thérapeutique
à Temps Partiel pour enfants.
C’est une classe qui accueille des adolescents dont
le handicap est reconnu par la MDPH.
Cette classe se situe au sein d’un collège. Elle a
pour
objectif de favoriser l’intégration sociale en
même
temps que les apprentissages scolaires et de préparer une
insertion professionnelle. Elle accueille des
élèves
entre 12 et 16 ans dont le handicap est compatible avec une
scolarité en collège, pendant 4 ans. Les
élèves pourront poursuivre leur
scolarité en UPI
Lycée jusqu’à l’âge
de 20 ans.
L’effectif de la classe est limité à 10
élèves.
Comment apporter les conditions de réussite
à une bonne intégration en UPI ?
Trouver l’établissement adapté aux
troubles
spécifiques de l’enfant, pour répondre
à ses
besoins et éviter les situations douloureuses voire
dangereuses
(pour lui et les autres).
L’UPI ne peut fonctionner seule. Certains
élèves
ont besoin d’un suivi thérapeutique, et
éducatif.
C’est un travail d’équipe qui se fait
avec la
famille et différents partenaires (SESSAD, CATTP,
orthophonistes…), le psychologue de l’Education,
le
médecin scolaire, l’enseignant
référent de
la MDPH et les différents professeurs qui entourent
l’élève.
En début d’année, une
réunion a lieu pour
bâtir ensemble un PPS (Projet Personnel de Scolarisation).
Durant
l’année , des réunions
éducatives permettent
de faire le bilan ou de réadapter le projet si besoin.
Chaque intégration répond à
un besoin
particulier. L’épanouissement de
l’élève et sa progression passent par
la
valorisation de ses atouts et de ses capacités.
Elle peut être individuelle ou collective, à temps
partiel ou à temps complet.
"Vouloir être ouvert à tous, c'est vouloir accompagner les jeunes quels qu'ils soient, dans la volonté de lutter contre toutes les formes d'inégalité. C'est bien le rôle de l'école publique ou catholique. Et pour nous, je me permettrai d'ajouter la volonté de lutter contre toutes les formes de pauvreté au sens évangélique du terme, il faut qu'on se dise que le besoin scolaire reconnu n'est pas seulement quantitatif mais qualitatif. Cela veut dire que nos structures d'accueil, au sein même de nos établissements, doivent rendre possible cette diversité, notamment en nous interrogeant sur notre politique vis-à-vis de l'Enseignement spécialisé. Quand on parle de toutes les formes de pauvreté, il y a les élèves en difficulté pour des raisons très diverses mais aussi toutes les formes de handicap. Je pense en particulier aux enfants autistes et trisomiques. Parfois, j'ai envie de dire : " Dites-nous l'Enseignement spécialisé que vous avez, et on vous dira l'Enseignement catholique que vous êtes! "
Paul Malartre,
Secrétaire général de l'enseignement
catholique, 25 mars 2000.
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La vie est belle si nous nous
engageons à abattre les murs qui nous séparent.
Je ne suis pas supérieur à toi, je ne suis pas meilleur que toi, je suis comme toi. J’ai mes fragilités, j’ai mes handicaps que j’ai peut-être souvent cachés ; tu as tes handicaps, peut-être plus visibles mais, derrière tes handicaps, tu es là, comme personne, avec ton cœur. » Jean Vanier |